les os sont jetés en vrac
on découvre les aspérités et des morceaux de chair plus soyeux
sont attachés
peau
décollée et lacune :
l’odeur des tilleuls passe par à-coups
les membres : des pierres aveugles
le battement des feuilles contre les volets
sont claires et soudaines
ombres dans la pièce, je reste (sans bouger) parfois je regarde dans
le grand miroir, qui ne reconnaît rien, ni les choses autour
pour se cacher
les objets, la poussière luit
je connais la couleur des voiles et le mouvement sur le visage,
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Des oiseaux gisent
dans la cendre
Mouchoirs froissés. Qui
dépliera repassera leurs coutures.
Il dit : Dans le passé les fleurs
sont blanches. Incline-toi.
Tu donneras 1 suite à la
guerre. Incendiant
les pierres des mouchoirs.
Larmes congelées.
Elles reforment une eau.
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Blancheur et sédiments
la voix distincte,
la voix mortelle parmi les sédiments – dans
les interstices vocaux une rumeur persiste.
Blancheur et le roc maintient l’ascendance –
la disponibilité de l’écrit : ce qui se dédit
a lieu. Dans une déperdition du sol, la terre
œuvre sur la page, s’élabore, se démultiplie
en une cécité seconde ou ternaire.
Telle rectitude dans les éclats : plusieurs
niveaux s’adonnent à une apparente répétition.
Le minéral cerne une réplique de l’incertain –
du « il » qui s’efface pour apparaître à nouveau.
Une courbe saisit la parole acquise et
réitère une absence corporelle – l’invocation
se fait matière, se révèle dans une mémoire
immédiate.
Épiant des formes lointaines, éblouissement
circonscrit ou aléatoire de la récidive et l’air
s’irradie : bouche fermée.
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